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Jusqu'au XIXème siècle, la plupart des primitifs provençaux étaient tombés dans un oubli quasi total. Le peu de tableaux que l' on connaissait alors n' avait aucune attribution et n' attirait l' attention de personne. Enguerrand Quarton n' échappa pas à la règle. Il faut attendre la fin du XIXème siècle et le début du suivant pour qu' il renaisse de ses cendres. On doit cette redécouverte à un chanoine averti et érudit : Pierre-Henri Requin (1851-1917).

On ne sait en fait pas tant de choses que cela aujourd'hui sur Quarton, et en tout premier lieu pas son nom exact, car il existe plusieurs orthographes possibles (Il n' est pas inutile de rappeler ici qu 'à l' époque, l' orthographe n' était pas établi de manière aussi stricte qu 'aujourd'hui, et qu' un nom ou un prénom pouvait changer au gré des fantaisies de son possesseur).

En ce qui concerne le peintre qui nous occupe ici, nous reprendrons l' orthographe utilisé par tous les historiens de l' art actuels et qui correspond au nom qui lui est donné dans le contrat établi pour son oeuvre majeure : "le couronnement de la Vierge" ; c' est à dire Quarton. Mais il faut savoir que l' on peut trouver dans des livres anciens l' orthographe de Charreton, Charonton ou encore Charton.

Enguerrand Quarton est né dans la partie Ouest du diocèse de Laon, proche de la Picardie, aux alentours des années 1418/1419. On pense qu' il a pu recevoir sa formation dans un atelier à Laon même vers 1425/1430.

Cette formation laissera de nombreuses traces dans son style, très visibles dans ses oeuvres provençales. Pour le reste, on ne sait rien car le Nord de la France est une région sinistrée en ce qui concerne les témoignages médiévaux, du fait des nombreuses guerres et destructions essuyées depuis la fin du moyen-âge

On ne peut donc que se reposer sur des conjectures, liées à des rapprochements entre son style et celui de ses contemporains. On retrouve particulièrement chez lui des influences Flamandes marquées (Rogier Van Der Weyden, Robert Campin ; dit autrefois le maître de Flémalle et les frères Van Eyck).

L' ouest du diocèse de Laon est marqué par l' empreinte politique et mécénale des Ducs Jean sans Peur et Philippe le Bon, ce qui explique des contacts culturels étroits avec les Pays-Bas.

On pense que Quarton aurait fait un voyage aux Pays-Bas dans les années 1435/ 1440.

Après ce voyage, il s' exile dans le sud de la France, car la Picardie est ravagée par de nombreux troubles et appauvrie : un peintre ne devait plus y trouver beaucoup de travail.

Il arrive à Aix en février 1444, puis à Arles en Février 1446, pour s' installer définitivement à Avignon au printemps 1447, où il résidera jusqu 'à la fin de sa vie. Ces nombreux déplacements ont une raison, qui est en fait simple : il est à la recherche de sa clientèle, et ne trouvera sûrement qu 'à Avignon des commanditaires suffisant à lui assurer une vie décente.

De fait, très peu de temps après son arrivée à Avignon, il semble déjà jouir d' un relatif prestige (il réalise entre autres le grand retable du maître-autel de l' église principale de Tarascon).

Il y restera jusqu 'à la fin de sa vie pour le peu que l' on en connaît : on ne sait pas s' il a eu une femme ou des enfants ni même la date de sa mort : le dernier document le mentionnant est daté du 14 juillet 1466, qui coïncide avec une épidémie de peste.

Il est possible qu 'Enguerrand Quarton ait succombé de cette maladie.

On sait très peu de choses, mis à part les oeuvres conservées et quelques documents qui s' y rapportent : on sait qu' il va peindre, en plus des retables et des manuscrits, des bannières (on conserve même un contrat pour l' une d' elles).

On sait aussi qu' il va engager un peintre Alsacien, Jean de la Cort, déjà maître depuis un an à Aix, pour l' aider. Mais on ne lui connaît aucun apprenti. Il n' est d' ailleurs pas sûr qu' il en ait jamais eu un.

Sa clientèle est distinguée, mais curieusement pas éminente : il travaille pour les notables (Jean Cadard), pour le clergé (Pietà de Villeneuve), pour les corporations (bannières disparues aujourd'hui), mais semble-t 'il jamais pour des Italiens ou même pour René d' Anjou.

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© Virginie Clève - Novembre 2002 (V3) - Site ouvert depuis le 1er octobre 2000
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